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Le SyberJet SJ30 bat le record de vitesse du jet léger Embraer Phenom 300

Un pilote en combinaison verte vérifie un jet privé blanc immobile sur le tarmac à l’aube.
Dans cet article
  1. Le SyberJet SJ30 détrône le Phenom 300
  2. Un développement étalé sur plusieurs décennies
  3. La « cabine zéro » du SJ30

Un avion d’affaires américain a battu le record de vitesse d’une côte à l’autre des États-Unis dans la catégorie des jets légers. La précédente marque appartenait depuis 13 ans à l’Embraer Phenom 300 brésilien.

Le SyberJet SJ30 détrône le Phenom 300

Sur le trajet reliant Jacksonville, en Floride, à San Diego, en Californie, le SyberJet SJ30 a mis 4 heures et 6 minutes. Il a ainsi dépassé le record du Phenom 300, établi en 6 heures et 36 minutes à une vitesse moyenne de 330 nœuds.

Le parcours du Phenom était toutefois légèrement différent. Parti de l’usine Embraer de Melbourne, en Floride, le jet avait rejoint Long Beach, dans le sud de la Californie. En raison des vents, il avait dû faire escale à El Paso, au Texas, pour se ravitailler, et était resté 27 minutes au sol.

La nouvelle performance a été réalisée sans escale, à une vitesse moyenne de 439 nœuds (813 km/h). Elle reste néanmoins à confirmer officiellement : sa certification par la National Aeronautic Association (NAA) et la Fédération aéronautique internationale (FAI) devrait prendre environ 90 jours.

Le SJ30 est un rare avion d’affaires américain conçu par le célèbre ingénieur aéronautique Ed Swearingen. Celui-ci est notamment à l’origine des turbopropulseurs Fairchild Swearingen Merlin et Metroliner, qui ont rencontré le succès dans l’aviation régionale.

Un développement étalé sur plusieurs décennies

Certifié par la FAA, le SJ30-2 sert de plateforme au développement de la prochaine génération de jets de SyberJet. Baptisé SJ36, ce modèle disposera d’un fuselage plus grand et sera présenté le 20 octobre prochain au salon NBAA-BACE 2026, à Las Vegas, dans le Nevada.

Le projet initial du SJ30 remonte aux années 1980 et son premier vol a eu lieu en 1991, bien avant l’arrivée des jets légers de génération actuelle tels que les Phenom, les HondaJet et le Pilatus PC-24.

Le manque de financement et des difficultés techniques ont toutefois retardé son développement pendant des décennies, alternant phases de progression et interruptions. Parmi ces difficultés figure un accident mortel pour un pilote, provoqué par l’insuffisance d’études approfondies lors de la conception. Huit appareils seulement ont été construits et, aujourd’hui, cinq sont encore en état de voler.

Le projet est désormais porté par SyberJet, une société créée par Metalcraft Technologies, l’un des fournisseurs historiques de Swearingen.

La « cabine zéro » du SJ30

Outre une vitesse de croisière nettement supérieure à celle de tous ses concurrents, le SJ30 se distingue par sa « cabine zéro ». Il a été conçu dès l’origine pour résister à un différentiel de pression élevé, pouvant atteindre 12 psi, soit environ 0,83 bar. Ainsi, lorsque l’appareil vole à 41 000 pieds (12 000 mètres), la pression dans la cabine est identique à celle du niveau de la mer.

Les occupants ressentent donc moins les effets du vol et évitent notamment la gêne habituelle aux oreilles causée par la différence de pression. Aujourd’hui, la plupart des avions commerciaux disposent d’une cabine pressurisée à une altitude proche de 10 000 pieds (3 000 mètres). Celle du Phenom 300, par exemple, correspond à une altitude de 6 600 pieds (2 000 mètres).

Au plafond opérationnel du SJ30, fixé à 49 000 pieds (15 000 mètres), la pression en cabine correspond à une altitude de 1 800 pieds (550 mètres), ce qui reste bien inférieur à celle de tout autre avion civil actuellement en service. Le SJ30 affiche une autonomie de 2 500 milles nautiques (4 600 kilomètres) et une vitesse maximale indiquée de 486 nœuds (900 km/h).

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Julien Martel

Julien Martel est spécialiste du contrôle technique automobile et de la réglementation routière en Dordogne. Installé près de Bergerac, il accompagne les automobilistes dans la compréhension des points de contrôle, de la contre-visite et de l’entretien préventif des véhicules. Il s’intéresse particulièrement à la sécurité routière, aux émissions polluantes et aux évolutions des normes applicables au contrôle technique.

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