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Aston Martin Valkyrie : le V12 atmosphérique de 1 014 ch se dévoile

Voiture de sport Aston Martin Valkyrie V12 verte exposée dans un showroom moderne avec sol en marbre.
Dans cet article
  1. Une ode au moteur à combustion de l’Aston Martin Valkyrie
  2. Davantage de performances… grâce aux électrons
  3. Premières livraisons en 2019

Nous savions déjà que l’Aston Martin Valkyrie recevrait un V12 atmosphérique de 6 500 cm³. Ses caractéristiques définitives alimentaient toutefois toutes les spéculations, qui annonçaient plus de 1 000 ch atteints à des régimes vertigineux…

Les chiffres sont désormais connus, et ils ne déçoivent pas !

Ce moteur hors norme, dont les 12 cylindres forment un V à 65°, développe 1 014 ch (1 000 bhp) à l’impressionnant régime de 10 500 tr/min. Il peut pourtant continuer à grimper jusqu’au rupteur, fixé à… 11 100 tr/min ! Avec plus de 1 000 ch disponibles si haut dans les tours, il n’est guère surprenant que le couple maximal de 740 Nm ne soit atteint qu’à 7 000 tr/min…

Cela représente 156 ch/l et 114 Nm/l : des valeurs remarquables lorsqu’on se rappelle qu’il n’y a ici ni turbo ni compresseur. Et ce V12 respecte toutes les normes antipollution… Comment ont-ils fait ? De la magie, forcément…

À titre de comparaison, les V12 atmosphériques de 6 500 cm³ des Lamborghini Aventador et Ferrari 812 Superfast délivrent respectivement 770 ch à 8 500 tr/min pour la SVJ et 800 ch à 8 500 tr/min. Ce sont eux aussi des moteurs exceptionnels, mais l’écart avec le V12 de la Valkyrie est… considérable.

Une ode au moteur à combustion de l’Aston Martin Valkyrie

La conception du V12 de l’Aston Martin Valkyrie a été confiée aux spécialistes du célèbre motoriste Cosworth. Outre ces performances, ils sont parvenus à contenir le poids de ce bloc imposant, malgré son rôle structurel :

« … le moteur est un élément structurel de la voiture : retirez-le et plus rien ne relie les roues avant aux roues arrière ! »

Au final, le moteur ne pèse que 206 kg, soit 60 kg de moins que le 6.1 V12 atmosphérique de la McLaren F1.

Pour obtenir un poids aussi réduit avec un moteur de cette taille, sans employer de matériaux ultra-exotiques dont les propriétés restent à éprouver dans le temps, une grande partie des pièces internes est usinée dans des blocs de matière solides, plutôt que moulée. Parmi elles figurent notamment les bielles et les pistons en titane, ainsi que le vilebrequin en acier (voir encadré).

Selon Aston Martin, cette méthode offre davantage de précision et de régularité. Les pièces sont ainsi optimisées pour réduire leur masse au minimum tout en maximisant leur résistance.

Ce V12 atmosphérique semble appartenir à une autre époque. La marque britannique cite en référence les moteurs de Formule 1 des années 1990, connus pour leur son strident et leurs régimes vertigineux. Son nouveau V12 profite toutefois de plus de vingt ans de progrès en matière de conception, de matériaux et de fabrication. Véritable prouesse technologique à lui seul, il rend hommage au moteur à combustion interne. Il ne sera cependant pas « seul » pour propulser l’Aston Martin Valkyrie.

Davantage de performances… grâce aux électrons

À l’heure où la motorisation entre dans une nouvelle ère, celle de l’électrification, le 6.5 V12 de la Valkyrie recevra lui aussi l’aide d’un système hybride. On ignore encore comment ce dernier interagira avec le V12, mais Aston Martin assure que l’apport des électrons améliorera bel et bien les performances.

Et à propos de son… Montez le volume !

Premières livraisons en 2019

La production de l’Aston Martin Valkyrie sera limitée à 150 exemplaires, auxquels s’ajouteront 25 AMR Pro destinées aux circuits. Les premières livraisons sont attendues en 2019, pour un prix de base estimé à 2,8 millions d’euros. Apparemment, toutes les voitures ont déjà trouvé preneur !

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Julien Martel

Julien Martel est spécialiste du contrôle technique automobile et de la réglementation routière en Dordogne. Installé près de Bergerac, il accompagne les automobilistes dans la compréhension des points de contrôle, de la contre-visite et de l’entretien préventif des véhicules. Il s’intéresse particulièrement à la sécurité routière, aux émissions polluantes et aux évolutions des normes applicables au contrôle technique.

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