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Essai du Renault Kangoo : un monospace spacieux

Véhicule utilitaire Renault Kangoo Space bleu clair stationné en intérieur avec sièges beige clair.
Dans cet article
  1. Renault Kangoo : de la place pour tout
  2. Issu d’un utilitaire ? Cela ne se voit guère
  3. Le confort avant tout
  4. Gourmand en ville, sobre sur route
  5. Un prix juste

Les monospaces s’effacent, mais des modèles comme le Renault Kangoo restent disponibles pour ceux qui ont besoin de beaucoup d’espace.

Avec la disparition progressive des monospaces, les versions destinées aux passagers des utilitaires compacts, comme le Renault Kangoo, ont un rôle accru à jouer.

Elles constituent aujourd’hui presque la seule solution pour les personnes en quête d’espace. Les constructeurs ne peuvent donc plus se contenter d’ajouter une deuxième rangée de sièges. Les quelques jours passés au volant du Kangoo me l’ont confirmé.

Sa silhouette est… « carrée », ce qui profite à l’utilisation de l’espace. Mais la couleur vive du modèle essayé, ses jantes en alliage et ses touches chromées donnent au Kangoo une allure moins « industrielle ».

Fait curieux, contrairement à certaines générations précédentes, le Kangoo ne propose aucune version au style plus aventureux, proche de celui d’un SUV.

Renault Kangoo : de la place pour tout

Ses origines d’utilitaire privent peut-être le Renault Kangoo de lignes plus dynamiques, mais elles lui apportent des avantages indéniables. Ses portes latérales arrière coulissantes en font partie.

Autrefois courante sur les monospaces, cette solution facilite nettement l’installation des sièges enfants à l’arrière ou le transport d’une personne à mobilité réduite.

Le Kangoo a également hérité de solutions conçues pour ceux qui utilisent sa version utilitaire comme bureau ambulant.

On trouve ainsi de nombreux rangements fermés, des prises USB et même un support pour smartphone. Je ne comprends toujours pas pourquoi seul le groupe Renault utilise cette solution.

La grande hauteur sous plafond procure une impression d’espace que l’on ne retrouve pas dans d’autres modèles. Les trois sièges arrière individuels permettent aussi de transporter facilement trois adultes ou trois enfants avec leurs sièges. Le Kangoo n’obtient toutefois pas la note maximale en polyvalence : les sièges arrière sont fixés au plancher et ne se rabattent que selon une répartition 60/40. Les sièges coulissants sont réservés au Kangoo électrique.

Le coffre est lui aussi très généreux. Avec ses 775 l, il constitue une référence et surtout un atout pour les voyages en famille. La plage arrière pourrait en revanche être remplacée par un cache-bagages enroulable, comme dans les breaks ou les SUV.

Issu d’un utilitaire ? Cela ne se voit guère

Le Kangoo profite de son origine utilitaire en matière d’habitabilité et de polyvalence, mais son intérieur la dissimule très bien.

Les matériaux sont plus agréables que dans la version utilitaire, la robustesse est au rendez-vous et la planche de bord présente un dessin moderne, très proche de celui de la Clio.

L’ergonomie mérite elle aussi des compliments : Renault a conservé des commandes physiques, notamment pour la climatisation, et celles-ci sont bien placées et faciles à utiliser.

Le confort avant tout

Une fois installé au volant du Kangoo, je trouve facilement une bonne position de conduite. Elle est plus haute que dans la Clio, mais plus basse que dans le Captur. La direction et les autres commandes sont légères ; avec le levier de vitesses placé en hauteur, cela rend le Kangoo particulièrement facile et reposant à conduire.

Le Kangoo repose sur la même plateforme que les Clio et Captur. Malgré un comportement efficace et des réactions neutres, il ne procure toutefois pas autant de plaisir de conduite que ses « frères ».

Le réglage des suspensions privilégie clairement le confort à bord. Après de nombreux kilomètres au volant du Kangoo, je ne peux que confirmer que Renault a atteint cet objectif.

Gourmand en ville, sobre sur route

Sous le capot de ce Renault Kangoo, on ne trouve pas, comme on pourrait s’y attendre, un moteur diesel - sa marginalisation se poursuit -, mais le 1.3 TCe essence de 130 ch. Un « vieux connu » présent sur d’autres modèles de la marque.

Plus encore que sa puissance, je retiens ses 240 Nm de couple disponibles dès 1 500 tr/min. Ils donnent au Kangoo une vivacité agréable, avec une disponibilité particulièrement appréciable à bas et moyen régime. Le moteur n’est pas seul à en bénéficier : la boîte manuelle à six rapports, douce et bien étagée, y contribue largement.

L’association du moteur et de la boîte permet d’effectuer des manœuvres comme les dépassements en toute confiance. Maintenir une vitesse de croisière élevée sur autoroute ne pose pas non plus de difficulté.

Le 1.3 TCe affiche toutefois une « double personnalité » en matière de consommation. Sur route, son appétit reste mesuré, avec des moyennes comprises entre 6,0 et 6,5 l/100 km. En ville, c’est une autre histoire : la consommation grimpe aux alentours de 8 l/100 km.

C’est là que j’ai regretté la sobriété du 1.5 dCi, également proposé sur le Kangoo et que j’avais conduit lors d’un premier contact avec le modèle.

Un prix juste

Les voitures coûtent plus cher et ce Renault Kangoo, dont les tarifs débutent à 30 421 euros, peut difficilement être qualifié d’abordable. Il reste néanmoins l’un des modèles les plus accessibles parmi ceux qui présentent des caractéristiques similaires.

À titre de comparaison, le Ford Tourneo Connect démarre à 34 652 euros, tandis qu’un monospace comme le Renault Grand Scénic est proposé à partir de 36 600 euros.

On regrettera seulement que des équipements « obligatoires » comme la caméra de recul, ou plus pratiques comme les tablettes au dos des sièges avant, soient relégués au catalogue des options.

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Julien Martel

Julien Martel est spécialiste du contrôle technique automobile et de la réglementation routière en Dordogne. Installé près de Bergerac, il accompagne les automobilistes dans la compréhension des points de contrôle, de la contre-visite et de l’entretien préventif des véhicules. Il s’intéresse particulièrement à la sécurité routière, aux émissions polluantes et aux évolutions des normes applicables au contrôle technique.

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