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Essai de la Renault Mégane Coupé-Cabriolet

Voiture décapotable blanche roulant sur une route côtière au bord de la mer par une journée ensoleillée.
Dans cet article
  1. Un style plus séduisant pour la Renault Mégane Coupé-Cabriolet
  2. Comportement routier de la Mégane CC
  3. Moteurs, boîte EDC et confort à bord

Un style plus séduisant pour la Renault Mégane Coupé-Cabriolet

Cette nouvelle Renault Mégane Coupé-Cabriolet est la dernière déclinaison de la gamme à adopter cette face avant restylée, pincée et liftée. Pour le plus grand plaisir des amateurs de bronzage artificiel, elle reçoit aussi un toit en verre escamotable.

Avec son regard globuleux et sa poupe rebondie, elle est plus agréable à regarder que sa devancière plutôt terne. Elle fait également meilleure figure que des concurrentes telles que les Focus CC et 308 CC, qui évoquent toutes deux des trolls cachés sous le pont d’un toit rigide.

C’est d’autant plus important pour une raison simple : elle n’est pas particulièrement plaisante à conduire. Afin de compenser la perte de rigidité liée au toit et les 160 kg supplémentaires, Renault a largement renforcé la structure de la Mégane CC. Les ressorts avant et arrière gagnent respectivement 13 et 17 %, tandis que les amortisseurs, la barre antiroulis et la traverse d’essieu arrière ont aussi été raffermis. Malgré cela, la maîtrise des mouvements de caisse reste assez flottante.

Comportement routier de la Mégane CC

Capote repliée, faire passer la CC sur des petites routes de campagne sinueuses met logiquement en évidence des tremblements de la planche de bord, ainsi qu’une généreuse dose de sous-virage. À l’inscription en virage, les roues avant accrochent avec lenteur et progressivité, mais si vous leur en demandez trop, la voiture élargit sa trajectoire. Elle ne devient jamais franchement indocile, mais elle manque de finesse.

Toit fermé, la Mégane CC affiche un niveau d’adhérence respectable et donne une impression de robustesse, de silence et de stabilité. En revanche, elle souffre toujours d’un manque de précision. Le sous-virage et un léger roulis de caisse signalent une nouvelle fois l’approche de la limite.

En maintenant le régime moteur bas, elle se transforme en agréable voiture de promenade, dotée d’un bon confort de suspension. La direction manque de consistance autour du point milieu et n’offre ni fluidité ni progressivité dans les courbes ; associée au comportement de suspension, elle procure une expérience assez distante.

Moteurs, boîte EDC et confort à bord

Plusieurs motorisations sont proposées : un essence 1,4 litre de 130 ch, des diesels 1,4 et 1,6 litre, ou encore - le meilleur choix de la gamme - un diesel 2,0 litres de 160 ch, dont le couple permet de flâner toute la journée sur le même rapport.

En choisissant le moteur essence 2,0 litres de 140 ch, vous bénéficiez de série de la nouvelle boîte automatique EDC de Renault. Il s’agit d’une transmission à double embrayage inspirée de la DSG de Volkswagen et conçue pour effectuer des passages rapides. Elle est toutefois loin d’atteindre l’excellence de la DSG. Les changements de rapport, réalisés avec le levier - aucune palette au volant n’est proposée -, marquent un temps de réflexion avant de s’enclencher. C’est agaçant lorsque le rythme augmente, mais cela ne devrait pas gêner la clientèle visée, davantage portée sur une conduite détendue.

C’est précisément dans cet état d’esprit qu’il faut envisager la Mégane CC. L’habitacle est spacieux, les sièges accueillants et l’arrière offre un soupçon de place pour les enfants. Un système TomTom intégré est par ailleurs livré de série et, toit ouvert, les remous d’air restent limités jusqu’à 97 km/h, ce qui préserve le calme à bord.

Ainsi, malgré le discours de Renault sur les ressorts raffermis et la précision du comportement routier, la Mégane CC se révèle avant tout un cabriolet confortable, souple et - point essentiel - très séduisant.

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Julien Martel

Julien Martel est spécialiste du contrôle technique automobile et de la réglementation routière en Dordogne. Installé près de Bergerac, il accompagne les automobilistes dans la compréhension des points de contrôle, de la contre-visite et de l’entretien préventif des véhicules. Il s’intéresse particulièrement à la sécurité routière, aux émissions polluantes et aux évolutions des normes applicables au contrôle technique.

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