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Renault 5 électrique : un essai vraiment amusant

Voiture électrique Renault 5 EV jaune avec toit noir en charge dans un garage moderne lumineux.
Dans cet article
  1. Renault 5 : une « jolie frimousse »
  2. De l’espace ? Il en manque un peu
  3. Une inspiration passée et des technologies actuelles
  4. Un « jouet » pour adultes
  5. Une puissance largement suffisante
  6. Et l’autonomie ?
  7. Combien coûte-t-elle ?
  8. Caractéristiques techniques

La Renault 5 démontre qu’une voiture électrique peut aussi être amusante. Malgré quelques limites, il est difficile de lui résister.

La Renault 5 n’a pas besoin d’être présentée : elle ne se contente pas de faire renaître une icône. Elle affirme aussi le style et le positionnement d’un modèle bien connu des Portugais.

La « réincarnation » de l’emblématique citadine française remonte à un peu plus d’un an. Avant même son lancement, elle figurait déjà parmi les modèles les plus attendus. Elle associe le charme des lignes rétro de l’originale à la modernité des voitures actuelles.

La recette n’a pourtant rien de compliqué : Renault a trouvé le bon dosage entre ces ingrédients. Le résultat saute aux yeux, avec une allure ludique, colorée et jeune qui attire les regards partout où elle passe. Miguel Dias l’a déjà montré dans cette vidéo :

La Renault 5 devait se montrer à la hauteur des attentes placées en elle. Elle a désormais fait ses preuves et, si j’avais encore des doutes, les journées passées au volant de ce « jouet » les ont dissipés.

Pour qui cherche la voiture la plus spacieuse et la plus confortable de sa catégorie, d’autres font mieux. En revanche, si vous voulez une électrique efficiente, capable d’assurer les trajets quotidiens tout en vous donnant le sourire, poursuivez votre lecture. La Renault 5 est, sans conteste, l’électrique la plus amusante que j’aie conduite jusqu’ici.

Renault 5 : une « jolie frimousse »

Les Renault 5 commencent à circuler assez régulièrement sur les routes. Elles sont faciles à repérer : même dans le bleu foncé de l’exemplaire essayé, qui est à mon avis loin d’être le meilleur choix, la voiture ne laisse personne indifférent.

Les jantes de 18 pouces, montées de série sur toutes les versions, le liseré doré sur le toit et les graphismes « 5 » disséminés un peu partout rappellent l’icône d’autrefois. Ils lui donnent en même temps une personnalité unique et reconnaissable.

De l’espace ? Il en manque un peu

Ses lignes robustes et anguleuses ne doivent pas vous tromper : elles la font paraître plus grande qu’elle ne l’est. Comparée à sa « sœur » Renault Clio, elle mesure 13,1 cm de moins en longueur et 2,4 cm de moins en largeur, tandis que son empattement est inférieur de 4,3 cm.

Sur le papier, l’écart peut sembler limité, mais il se ressent à l’usage. C’est là que se trouve le principal « talon d’Achille » de la Renault 5 : l’espace. Au-delà de 1,75 m, les passagers arrière ont les genoux contre les sièges avant et disposent de peu de place pour la tête. La voiture peut néanmoins accueillir quatre adultes.

Sans faire référence dans la catégorie, le coffre se situe dans la moyenne. Ses 277 litres suffisent largement au quotidien et dépassent, par exemple, les 210 litres de la MINI Cooper E et les 265 litres de la Peugeot e-208.

Une inspiration passée et des technologies actuelles

Une fois la question de l’espace abordée, il faut s’intéresser aux nombreux atouts de la R5. À commencer par les sièges : sur le modèle essayé, ils se distinguaient par leur revêtement en tissu jaune et leur dessin inspiré de ceux de la Renault 5 Turbo d’origine.

Les panneaux de porte reprennent ce même matériau, tandis que la planche de bord de cette version la mieux équipée est habillée de cuir synthétique. Ailleurs dans l’habitacle, on retrouve les plastiques durs habituels dans ce type de voiture, mais ils sont bien assemblés et, surtout, très bien dissimulés.

À l’intérieur aussi, le modèle affiche fièrement le nom dont il a hérité : les « 5 » sont présents un peu partout dans l’habitacle. Mon préféré est celui de la planche de bord, qui peut s’éclairer et même changer de couleur pour apporter une touche plus personnelle.

Pour l’habitacle, le lien avec le passé s’arrête toutefois là. Comme indiqué plus haut, Renault a su équilibrer les ingrédients rétro et modernes. Cela se voit clairement derrière le volant, avec deux écrans de 10 pouces : l’un pour l’instrumentation, l’autre pour le système d’infodivertissement.

Ce dernier mérite une très bonne note. Comme c’est désormais souvent le cas sur les modèles récents de la marque, il repose sur Google et se montre particulièrement intuitif et simple à utiliser. Juste en dessous se trouve une rangée de boutons physiques, parmi lesquels les commandes de climatisation ont heureusement été conservées.

Un « jouet » pour adultes

Si les dimensions compactes de la Renault 5 ne favorisent pas l’espace à bord, elles prennent tout leur sens sur la route. Quelques kilomètres suffisent pour comprendre que cette électrique est bien plus qu’une « jolie frimousse ».

Ce qui m’a le plus étonné, c’est le nombre de fois où je me suis surpris à sourire. Ce petit « jouet » aborde les routes sinueuses avec une telle aisance et une telle stabilité qu’on en redemande, tant sa conduite est amusante.

Directe et précise, la direction offre le poids adapté à chaque situation. Un peu trop légère en mode Eco, elle procure de meilleures sensations en modes Comfort et Sport, ce qui rend la conduite de la Renault 5 plus prenante et plus plaisante.

À cela s’ajoutent les reprises immédiates propres aux voitures 100 % électriques et la sensation de fermeté de la pédale de frein, qui font de la Renault 5 un véritable « jouet » pour adultes. On n’en a jamais assez : elle invite au contraire à continuer, à profiter de chaque virage et à extraire tous les électrons de la batterie.

La suspension indépendante sur les deux essieux y contribue largement. Sa fermeté, inhabituelle pour ce type de voiture, lui apporte une agilité et une stabilité surprenantes, même à des allures plus élevées. Elle préserve toutefois le confort lorsque la chaussée se dégrade.

Une puissance largement suffisante

En ralentissant le rythme et en choisissant le mode Eco, la Renault 5 surprend par sa capacité à faire baisser aussi facilement le rythme cardiaque que la consommation. La puissance est alors délivrée de manière linéaire, ce qui rend la conduite en ville sereine.

La R5 est proposée en 70 kW (95 ch), 90 kW (122 ch) et 110 kW (150 ch). C’est précisément cette dernière que j’ai essayée. Bien que ce chiffre ne paraisse pas enthousiasmant, je n’ai jamais eu l’impression qu’il était insuffisant pour déplacer les plus de 1 500 kg du modèle.

Pour donner un ordre d’idée, le 0 à 100 km/h est réalisé en 8 s, de quoi vous plaquer au siège… pendant quelques instants. La vitesse maximale est, quant à elle, limitée à 150 km/h sur toutes les versions.

Et l’autonomie ?

La Renault 5 que j’ai conduite disposait de la batterie de plus grande capacité, soit 52 kWh, pour une autonomie annoncée pouvant atteindre 410 km selon le cycle WLTP.

La marque revendique une consommation d’environ 15 kWh/100 km. En pratique, il est relativement facile de descendre sous cette valeur, tant le système électrique est efficient. Le freinage régénératif y participe largement : bien qu’il ne soit pas réglable, il permet de conduire la plupart du temps en utilisant uniquement la pédale d’accélérateur.

Après plus de 300 km parcourus, j’ai terminé l’essai avec une moyenne proche de 14 kWh/100 km. Ce résultat m’a surpris compte tenu du nombre de fois où je n’ai pas ménagé la pédale de droite.

Dans les faits, l’autonomie réelle correspond donc à celle annoncée par la marque, surtout en conduite urbaine. Sur les voies rapides et les autoroutes, la consommation augmente et l’autonomie diminue, comme c’est généralement le cas avec les voitures 100 % électriques.

Combien coûte-t-elle ?

La nouvelle Renault 5 est proposée à partir de 24 900 euros, mais l’exemplaire essayé dépassait largement ce montant.

Avec le niveau de finition Iconic Cinq, l’un des plus complets de la gamme, le prix de base grimpe à 35 000 euros. Compte tenu de toutes les options présentes, le tarif final du modèle testé atteint presque 38 000 euros.

Ce prix n’est pas le plus compétitif, mais la concurrence ne fait pas mieux. La MINI Cooper E, par exemple, est proposée à partir de 33 000 euros, tout en offrant 105 km d’autonomie en moins. Quant à la Peugeot E-208 en finition GT, ses tarifs débutent à 35 000 euros.

Au bout du compte, tout dépend des priorités. Pour la polyvalence, l’espace et le confort, d’autres modèles du marché remplissent mieux leur rôle.

Mais si le cœur parle aussi fort que la raison et que le style rétro de la Renault 5 vous fait sourire, le choix s’impose. Cette petite électrique associe praticité et émotion comme peu d’autres. Je doute qu’il existe une voiture aussi amusante, charismatique et attachante que ce « jouet » français.

Caractéristiques techniques

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Julien Martel

Julien Martel est spécialiste du contrôle technique automobile et de la réglementation routière en Dordogne. Installé près de Bergerac, il accompagne les automobilistes dans la compréhension des points de contrôle, de la contre-visite et de l’entretien préventif des véhicules. Il s’intéresse particulièrement à la sécurité routière, aux émissions polluantes et aux évolutions des normes applicables au contrôle technique.

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