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L’IATA et la CADO organisent un atelier sur les carburants d’aviation durables au Brésil

Une femme inspecte un liquide dans un bocal devant un groupe d'hommes et une maquette d'avion dans un hangar.
Dans cet article
  1. Un atelier sur les carburants d’aviation durables
  2. Comptabilisation et attribution des SAF
  3. Les objectifs de l’IATA pour la production de SAF

L’Association du transport aérien international (IATA) et l’Organisation pour la décarbonation de l’aviation civile (CADO) organiseront, le 12 novembre, un atelier consacré à l’accélération des carburants d’aviation durables (SAF). Cette rencontre portera sur des solutions concrètes pour développer leur production, leur achat, leur comptabilisation et leur utilisation au Brésil et en Amérique latine. Elle se tiendra de 9 h à 12 h 30 au siège de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), à São Paulo, avec le soutien institutionnel de l’agence.

Un atelier sur les carburants d’aviation durables

Compagnies aériennes, producteurs et distributeurs de SAF, responsables des voyages d’entreprise, chargeurs, agents de fret et représentants du secteur public se réuniront pour examiner les mécanismes susceptibles de favoriser un marché des carburants d’aviation durables solide et économiquement viable.

Le programme abordera notamment la situation des SAF au Brésil, les évolutions réglementaires et des politiques publiques, ainsi que les pratiques internationales de comptabilisation des attributs environnementaux. Il sera également question de la certification et de l’audit de la chaîne d’approvisionnement, du fonctionnement du modèle de comptabilisation et d’attribution, du rôle des registres de SAF et des plateformes reliant fournisseurs et acheteurs.

La participation est gratuite, mais les places sont limitées et attribuées dans l’ordre des inscriptions. Inscriptions : cliquez ici.

Contact : [email protected].

Comptabilisation et attribution des SAF

Le modèle de comptabilisation et d’attribution figurera parmi les principaux sujets de discussion. Ce mécanisme permet d’acheter et de revendiquer les attributs environnementaux des SAF indépendamment de la livraison physique du carburant. Il s’impose progressivement comme un outil important pour stimuler la demande, rendre les investissements possibles et mettre en relation producteurs et consommateurs grâce à des crédits environnementaux traçables et vérifiables.

« Le Brésil possède des atouts uniques pour devenir l’un des grands acteurs mondiaux de la production de SAF : la disponibilité de biomasse, une solide expérience des biocarburants, un bouquet énergétique compétitif et un cadre réglementaire qui reconnaît déjà l’importance de la comptabilisation et de l’attribution », déclare Simone Warmbrand Tcherniakovsky, directrice générale de l’IATA au Brésil.

« Il s’agit maintenant de convertir ce potentiel en projets concrets, en investissements et en production à grande échelle. En réunissant tous les maillons de la chaîne avec le soutien de l’ANAC, nous voulons montrer que les instruments nécessaires pour acheter, comptabiliser, tracer et auditer les attributs environnementaux existent déjà et peuvent apporter sécurité et confiance aux producteurs comme aux consommateurs », ajoute Simone Warmbrand Tcherniakovsky.

Les objectifs de l’IATA pour la production de SAF

Ces échanges interviennent à un moment décisif pour la décarbonation de l’aviation. Lors de sa 82e assemblée générale annuelle, à Rio de Janeiro, l’IATA a prévu que la production mondiale de SAF atteindrait 2,4 millions de tonnes en 2026. Ce volume ne représenterait que 0,8 % de la demande totale de carburant de l’aviation, ce qui souligne la nécessité d’accroître considérablement l’offre pour répondre aux objectifs climatiques du secteur.

Selon les estimations de l’IATA, les SAF devraient assurer environ 65 % de la réduction des émissions nécessaire pour que l’aviation atteigne la neutralité carbone en matière de CO2 d’ici 2050. La production mondiale devra pour cela passer à quelque 500 millions de tonnes par an.

Pour rendre cette croissance possible, l’association préconise une action coordonnée sur quatre fronts : développer l’offre d’énergie renouvelable et de matières premières durables ; garantir un accès ouvert et efficace aux infrastructures de carburant, notamment les oléoducs, les installations de stockage et les systèmes d’avitaillement des aéroports ; mettre en place des politiques favorisant la production avant d’instaurer des obligations de consommation ; et créer un marché mondial des SAF suffisamment vaste pour assurer des prix compétitifs et de la visibilité aux investisseurs. Dans ce contexte, les mécanismes de comptabilisation et d’attribution jouent un rôle essentiel.

Informations de l’IATA

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Julien Martel

Julien Martel est spécialiste du contrôle technique automobile et de la réglementation routière en Dordogne. Installé près de Bergerac, il accompagne les automobilistes dans la compréhension des points de contrôle, de la contre-visite et de l’entretien préventif des véhicules. Il s’intéresse particulièrement à la sécurité routière, aux émissions polluantes et aux évolutions des normes applicables au contrôle technique.

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